Armelle Garcia

Irène Vladimirov

Antony Peschaud

Lyvet 2050

De la friche au refuge

Coincé entre le périphérique, le canal de Jonage et l’usine hydroélectrique de Cusset, le quartier Lyvet accueille des milliers de passagers chaque jour dans l’échangeur Laurent-Bonnevay. Le secteur du stade Lyvet est une friche qui se dégrade, faute d’entretien, du fait du vandalisme et d’un dépôt sauvage d’ordures. Le lieu, coupé de la ville par ses hauts murs, renferme des richesses à révéler : une ouverture sur le paysage, des gradins monumentaux, un cordon végétal le long des berges. Le projet propose un jardin-refuge donnant accès à l’eau, à la fraîcheur. Il s’appuie sur les cycles naturels de la végétation pour l’ensauvager et y générer de la biodiversité. Trois interventions se répondent : la transformation de la maison des familles en halte-guinguette, la création d’une passerelle ludique et contemplative dans les gradins, le confortement d’un accueil de jour et bains-douches le long de la piscine. Le cimetière devient à son tour un jardin, l’usine hydroélectrique se transforme en quartier “fabriquant”, mêlant habitat et artisanat, le périphérique amorce sa mutation vers un ralentissement.

MÉMOIRE

Armelle Garcia

Reconquérir le chantier

Réflexion sur sa place et son rôle dans un projet architectural, de A à Z

Directeur d'études : Yannick Hoffert

Le mémoire interroge la place du chantier dans la fabrique architecturale contemporaine. Trop souvent réduit à une phase d’exécution, il est ici exploré comme un espace de conception, de négociation et d’apprentissage, où les idées se réajustent au contact du réel. Or, l’architecte s’est progressivement éloigné du terrain.

En s’appuyant sur une démarche inductive mêlant enquête de terrain, analyse réflexive et étude de cas, le travail s’ancre dans une pratique en maîtrise d’œuvre intégrée, nourrie par treize années de présence active sur les chantiers. L’étude d’un projet emblématique – un centre équestre en Haute-Savoie – permet de montrer comment les contraintes, les interactions humaines et les imprévus transforment le processus de conception. Trois axes d’analyse structurent la recherche : les cultures professionnelles, la temporalité du chantier et la valeur du “faire”.

Le mémoire reconsidère le chantier comme un lieu stratégique, vivant, porteur de sens et de transformations, au cœur d’une architecture plus ouverte, collective et contextualisée.

MÉMOIRE

Irène Vladimirov

Friche et projet urbain

Une alternative à la standardisation de la ville ?

Directrice d'études : Karine Lapray

La fabrique de la ville est traversée par un antagonisme : d’un côté, une normativité croissante, une standardisation qui tend à reproduire des modèles consacrés ; de l’autre, la recherche de démarches “ sur mesure” et négociées, qui renouent avec l’esprit du projet urbain. Le travail s’appuie sur une étude comparée de trois projets urbains nés de friches industrielles : le secteur TASE à Vaulx-en-Velin, Les Papeteries à Annecy et La Coop’ à Strasbourg. L’étude combine une étude de la forme (comment le projet répond à la géographie, à l’histoire du lieu, quels sont les bâtiments conservés, transformés, comment l’architecture des bâtiments neufs répond ou non à l’héritage) et du processus (quel montage opérationnel, quelle temporalité, quel jeu d’acteurs). Il ressort que la construction de logements neufs sert toujours à financer la reconversion.

La logique du compte à rebours structure l’immobilier contemporain. En questionnant le montage via des alternatives comme les coopératives immobilières, l’architecture s’exprime avec plus de diversité.

MÉMOIRE

Antony Peschaud

Architectures & sensibilités thermiques

Espaces et poêle de masse

Directrice d'études : Suzanne Monnot

Le mémoire analyse comment un objet technique de chauffage tel que le poêle de masse répond-il aux attentes de l’habitat collectif et comment l’objet associé à des matériaux biosourcés comme le bois massif et la terre pisé rend l’acte vertueux avec un bilan carbone positif ? Des solutions spatiales sont explorées à partir de l’équipement technique puis elles sont analysées à partir des constructions traditionnelles et primitives similaires. Comment les architectes et les ingénieurs se sont-ils emparés de la question énergétique à partir des chocs pétroliers en proposant des dispositifs de conception bioclimatiques efficaces pour lutter contre les variations climatiques, avec des énergies plus vertueuses et renouvelables comme le bois-énergie et les technologies low-tech ? Quelles sont les qualités de vie et de confort autour du poêle de masse ?

La recherche s’adresse à la population vivant dans la précarité énergétique et au secteur résidentiel afin d’impulser un changement radical de société. L’alternative du bois-énergie associée aux low-tech apparaît comme viable aujourd’hui.

FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE DEM EXPÉRIMENTATIONS COLLABORATIVES EN ARCHITECTURE

DIRECTEURS D'ÉTUDES

Yannick Hoffert et Jérémie Taite

ÉQUIPE PÉDAGOGIQUE

Romain Anger, Stéphan Courteix, Sandra Fiori, Marine Giraudon, Yannick Hoffert, Karine Lapray, Suzanne Monnot, Estelle Morlé, Jean-François Perretant, Cécile Regnault, Jérémie Taite, Corine Védrine.

COMPOSITION DU JURY
DE PROJET DE FIN D'ÉTUDES

Romain Anger, Stéphane Barriquand, Sarah Bigot, Fabienne Boyer, Stéphan Courteix, Marine Fabre-Aubrespy, Romain Fèvre, Sandra Fiori, Jean Christophe Galmiche, Sara de Gouy, Yannick Hoffert, Özlem Lamontre-Berk, Karine Lapray, Antoine Le Blanc, Frédéric Lefevre, Héloïse Marie, Suzanne Monnot, Jean-Claude Morel, Estelle Morlé, Guillaume Munne, Jean-François Perretant, Joanne Pouzenc, Élodie Prud’Homme, Valérie Pueyo, Cécile Regnault, Jérémie Taite, Corine Védrine.