Magda Touat-Magnan

Cinématique de verre

L’architecture [de verre] comme espace de narration de soi

L’architecture, en plus d’être une discipline de construction, est aussi et surtout un art de conception, de réflexion. Elle est une manière de donner forme au monde, qu’il soit réel ou imaginaire. Elle naît autant dans les plans d’un architecte que dans des dessins enfantins d’une maison ou encore d’esquisses artistiques de mondes utopiques. Du cénotaphe de Newton à la cité factice Seahaven de The Truman Show, l’architecture s’invente, s’exprime, se questionne. C’est à partir de ce constat, allié à une passion personnelle pour le cinéma, qu’une volonté de confronter ces deux langages - l’espace et l’imag(inair)e - est née, menant ainsi à un travail de recherche et d’expérimentation, et aboutissant à l’élaboration de Cinématique de verre. L’architecture est ainsi interrogée sur sa façon d’être perçue, pensée, mise en scène ou parfois même détournée, d’abord par le prisme du septième art, puis dans une approche plus réaliste. Le projet revient sur les intentions et le cheminement réflexif d’un projet, né du dialogue entre fiction et espace.

MÉMOIRE

Architecture narratrice

L’architecture pour raconter sans mots

Directeur d'études : Gilles Desèvedavy

L’architecture est omniprésente au cinéma. Le cinéma filme le réel, et ainsi les architectures qui le composent – comme le Bradbury Building dans Blade Runner, ou encore les espaces d’Abraxas dans Brazil. Mais le septième art filme et crée également des espaces-temps architecturaux fictionnels et imaginaires. Que ce soit la cité de Métropolis, les tanières des Hobbits ou encore l’immeuble de bureaux de Playtime – l’architecture est essentielle à l’élaboration de récits fictionnels au cinéma. En étant actrice du film, l’architecture devient un outil narratif, un outil visuel et symbolique pour le récit cinématographique. Par ses formes, ses ambiances, ses usages, son contexte, ou encore ses matérialités, elle apporte des informations visuelles uniques aux spectateurs. L’objectif du mémoire est de mettre en avant les créations architecturales et leur potentiel narratif, et de voir comment ces architectures participent-elles aux scénarios ? Sous quelle forme les cinéastes créent-ils des architectures actrices de leurs récits ? Des architectures qui racontent sans mots.

FORMATION INITIALE DEM ARCHITECTURES LATÉRALES THÉORISÉES

DIRECTEUR D'ÉTUDES

Félix Medina

ÉQUIPE PÉDAGOGIQUE

Laurent Boutin-Neveu, Samuel Cabiron, Fabrice Cavaillé, Gilles Desèvedavy, Marie-Hélène Fabre-Faustino, Guillaume Faburel, Sandra Fiori, Yannick Hoffert, Yohann Hubert, Hervé Lequay, Ali Limam, Gilles Malzac, Félix Medina, Tevi Mensah, Antonin Monnier, Marine Morain, Anouk Mousset, Eugénie Palau, Loïc Parmentier, Raphaël Patout, Laurent Pernel, William Vassal.

COMPOSITION DU JURY
DE PROJET DE FIN D'ÉTUDES

Églantine Bigot-Doll, Fabrice Cavaillé, Gilles Desèvedavy, Guillaume Faburel, Sandra Fiori, Gilles Malzac, Yannick Hoffert, Hervé Lequay, Ali Limam, Félix Medina, Loïc Parmentier, Laurent Pernel, William Vassal, David Wolle.