Elvia Marianne Herrera Hidalgo

lauréate PJA de la Ville de Lyon

Elvia Marianne Herrera Hidalgo - LAURÉATE PJA DE LA VILLE DE LYON CATÉGORIE DEM HÉRITAGES, THÉORIES ET CRÉATION

Mes motivations pour l’architecture

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé imaginer des espaces. Petite, je faisais des maquettes en papier de ma chambre pour tester différentes façons d’organiser les meubles, puis, à une autre échelle, j’inventais des villes avec mes jeux. Adolescente, un peu dans le cliché de l’époque, je passais des heures sur le jeu “Les Sims” à construire des maisons. Pour moi, l’architecture a toujours été une évidence, même si je n’avais personne dans mon entourage pour me guider vers ce métier. Au lycée, les cours d’initiation à l’architecture ont confirmé cette envie. J’ai compris à ce moment-là que l’architecture ne se limitait pas à construire de beaux bâtiments, mais qu’elle influençait aussi la façon dont les personnes interagissent et vivent leurs émotions. Pour moi, l’architecture est un outil qui relie les personnes, les espaces et la nature, en favorisant les rencontres et la création de liens au sein des communautés.

Les moments forts des études d’architecture

Ces moments sont surtout liés au fait d’étudier dans un autre pays. Chaque jour représentait un défi, non seulement à cause de la langue, mais aussi parce que la manière d’enseigner et de réfléchir l’architecture en France était très différente de celle que j’avais connue au Mexique. C’était une adaptation constante et un apprentissage quotidien. J’ai particulièrement apprécié la liberté et la sensibilité artistique présentes à l’ENSAL. Les rencontres ont aussi marqué ces années. Les amis que j’y ai trouvés ont rendu les longues charrettes beaucoup plus agréables.

J’ai énormément appris à leurs côtés, en partageant nos projets, nos références et nos différentes façons de penser l’architecture.

Mon projet de fin d’études et mon mémoire

Ils m’ont appris à regarder l’architecture autrement. Non seulement parce qu’ils m’ont introduite au monde de la recherche, un domaine avec lequel je n’avais jamais vraiment été en contact auparavant, mais surtout parce que mon projet portait sur la réhabilitation d’un ensemble de logements menacé de démolition et encore habité. Le fait de travailler sur un lieu avec une histoire, des habitants et une vie déjà présente m’a permis de développer une approche plus attentive et plus humaine de l’architecture et de la ville. J’ai compris que travailler avec l’existant demande avant tout d’observer, d’écouter et de comprendre ce qui est déjà là avant de vouloir transformer.

Et après ?

Mon projet professionnel a été fortement influencé par mes deux années de master à l’ENSAL. Après mon stage chez B_CUBE Architectes, j’ai eu la chance d’y poursuivre mon aventure en y travaillant à temps plein. Leur approche, centrée sur la réhabilitation, l’intégration du bâtiment dans son contexte et l’attention portée aux usages, correspond beaucoup à ma propre vision de l’architecture. Aujourd’hui, je souhaite continuer à travailler sur l’existant, en repensant et transformant les espaces déjà construits pour les adapter aux besoins contemporains, sans forcément passer par la démolition. Je pense que l’architecture est un métier en constante évolution, et j’ai envie de continuer à apprendre et à développer ma manière de concevoir les espaces.

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