Mes motivations pour l’architecture
Initialement engagée dans un cursus d’ingénieure, j’ai rapidement eu la sensation que c’était bien mais pas suffisant : très rationnel, très calculatoire mais aussi très déconnecté du réel, du sensible, des usagers. J’ai eu très envie d’ouvrir mon travail à la réflexion par le dessin, la manipulation de forme, la projection dans l’espace. Concilier les usages, les ambiances… avec les propriétés techniques du bâtiment me semblait être d’une complexité enthousiasmante !
Les moments forts des études d’architecture
Difficile de tous les nommer ! Tout d’abord, la sélection m’a semblé être un vrai choc des cultures en venant du monde des ingénieur·es. Ensuite, les trois années de double cursus m’ont vraiment poussée dans mes retranchements – à présent je me dis pour le meilleur mais sur le coup je n’en menais pas large ! Tout était intense : les réflexions, les charrettes, les rendus, les fous rires de fatigue avec mes camarades et de façon générale beaucoup d’émotions, de complicités et d’amitiés !
En master 1, c’était un stimulant voyage d’études à Alicante où est né mon intérêt pour l’existant et l’approche quasi-pointilliste de l’architecture.
Et le dernier mais pas des moindres, le master 2 et toutes les rencontres que j’y ai faites !
Notre projet de fin d’études et mon mémoire
Le temps long et le cadre libre de la dernière année ont été d’une émancipation bienvenue. PFE et mémoire m’ont permis de chercher, organiser, partager et concrétiser des intuitions en projet.
Le sujet de la revitalisation du centre-bourg de Cuisery m’a plongé dans un sujet passionnant à la marge des programmes en école d’architecture. Placées face à une demande très concrète des partenaires, cela a été l’occasion de développer une posture d’architecte de terrain en organisant notamment des ateliers participatifs. Une expérience professionnalisante, stimulante et nécessaire pour clore ces années d’école(s) !
Et après ?
Mon attrait de faire pour et avec un lieu et ses usagers s’est prolongé en un service civique de 6 mois en « permanence d’architecture » dans les corons du Bassin Minier du Pas-de-Calais. Continuer à développer les outils d’une participation exigeante sur un temps long avant de se replonger dans le rythme effréné des entreprises ! À présent j’exerce le métier de programmiste qui concilie le double cursus avec comme focale les usages, les usagers et l’écoute de leurs besoins !