Mes motivations pour l’architecture
La transmission des idées et des émotions, et la volonté de se confronter à des enjeux du monde sont les raisons qui m’ont portée vers la création. L’architecture m’a attirée par sa particularité à agir sur les espaces et sa perception du monde. J’ai aimé la beauté qu’elle peut créer dans le quotidien et sa capacité à modifier les espaces pour relier les gens et les territoires. Je voulais raconter des histoires, écrire des architectures qui emportent, dans un monde où la beauté se dégage de toutes parts, comme une manière de mettre à profit des techniques, des matériaux, de la lumière pour accueillir les gens et la vie. Cette envie croissante d’expérimentation s’est intrinsèquement mélangée avec les questions de notre impact sur le monde et sur ses habitants ainsi que la volonté de protéger notre planète et la vie qu’elle porte.
Les moments forts des études d’architecture
Je garde comme souvenir de l’école les moments ensemble, que ce soit dans les ateliers ou dans les associations. Je retiens nos périodes de travail, chacun sur son projet, ou en groupe pour trouver ce qui nous rassemble et nous anime. Je retiens nos moments ensemble à organiser nos idées dans le but commun de faire vivre l’école. Je retiens les moments de stress partagés où nous nous sentons entourés d’être tous dans le même train. Je retiens les moments de soulagement dans la réussite sur ce chemin instable qui zigzague, mais sur lequel on continue d’avancer. Ce que je retiens, c’est qu’au-delà des projets scolaires et cadrés, ce sont les liens tissés et les personnes rencontrées qui donnent tout son sens à ces années – en rendant l’architecture aussi technique qu’humaine.
Notre projet de fin d’études et mon mémoire
Ils m’ont donné la profonde certitude qu’il est nécessaire et enrichissant d’intégrer les habitants dans la conception des espaces pour que nos créations d’aujourd’hui répondent à des modes de vie simples et harmonieux. D’un point de vue personnel, je retiens la nécessité de s’entourer, d’explorer et d’intégrer de multiples disciplines pour faire ressortir ce qu’il y a de beau dans la conception des espaces. L’architecture a le pouvoir d’emporter l’usager dans un univers. Elle peut retranscrire ce que ses concepteurs ont voulu dire, ce qu’ils trouvent juste et touchant dans les paysages. Elle a le pouvoir d’agir sur nos sensations, de créer des lieux où la vie est douce, des espaces dans lesquels nous nous sentons sereins. L’architecture est faite pour être partagée, de sa conception à son vécu. Elle se transforme, s’adapte, subit le temps et se réinvente. Elle intègre l’être humain, dans ce qu’il a d’aléatoire, avec son imaginaire et ses aspirations.
Et après ?
Pour la suite de mon parcours, je conserve l’envie de continuer l’exploration des territoires, aller à la rencontre des habitants et faire du projet de mille et une manières. La conception, le dessin, l’écriture révèlent la poésie du monde qui nous entoure et nous offrent, dans chaque détail, un nouveau point de vue : de la délicatesse dans les gestes, des singularités dans chaque interaction, de l’élégance dans les formes. Je chercherai à créer des architectures morales qui m’impliquent fondamentalement, des architectures de partage et de sens qui me questionnent, des architectures bienveillantes qui s’adaptent et évoluent, des architectures intuitives qui apportent des réponses adaptées et efficaces.