Lucas Joannet

lauréat PJA de la Ville de Lyon

Lucas Joannet - LAURÉAT PJA DE LA VILLE DE LYON CATÉGORIE DEM ARCHITECTURES LATÉRALES THÉORISÉES

Mes motivations pour l’architecture

Je ne citerai point ici les faits superficiels qui ont progressivement rendu cette orientation tangible aux yeux de tous. En revanche, je souhaite évoquer la nature tant scientifique qu’artistique de la méthode de travail que j’ai pu imaginer au cours de mon Master 2. Elle reflète, avec du recul, l’essence même de mon parcours personnel. Un parcours bercé par un pragmatisme et une sensibilité à la fois antithétiques et pourtant extrêmement complémentaires, qui semblent faire de moi l’être que je suis aujourd’hui. N’est-ce pas mon incapacité à choisir entre l’un et l’autre qui m’a guidé vers l’architecture ? Une discipline qui a toujours été considérée comme située à la frontière de ces deux univers…

Les moments forts des études d’architecture

L’architecture persiste dans mon quotidien, mais je me rends bien compte que l’école n’est plus.

Et c’est peut-être cela qui a toujours compté le plus pour moi. Si j’ai eu si peur de quitter l’ENSAL, c’est parce qu’il n’est pas tant question de moments forts que d’une période très importante de mon existence. Ces années d’études sont intégralement synonymes de joie et d’amusement ; en bref, d’une énergie positive qui m’a poussé à explorer qui je deviens. Les moments qui me viennent à l’esprit sont avant tout ceux de partage avec mes amis, qu’ils soient dans la simplicité du quotidien ou dans les élans de folie et d’adrénaline des sorties nocturnes. Ce sont des expériences humaines comme les Archipiades qui ont façonné mes souvenirs les plus précieux.

Mon projet de fin d’études et mon mémoire

Mon travail de fin d’études m’a avant tout permis d’explorer mes propres interrogations existentielles. Même s’il me semble n’avoir pas toujours été compris, le cadre académique m’a tout de même permis de développer un discours construit tout en mettant des mots sur ce qui m’anime au plus profond : revaloriser la vie ! La légitimité offerte par ce cadre m’a également ouvert de nouvelles portes, me permettant de rencontrer des interlocuteurs réceptifs avec lesquels débattre et esquisser une démarche dans cette perspective. Ces travaux m’ont finalement permis d’entrevoir une sortie d’études riche de sens, en posant les fondations d’une suite alignée avec mes valeurs, avec l’accompagnement du mourir comme première étape d’une ambition plus large liée à l’acceptation de la mort.

Et après ?

Depuis la rentrée 2025, je m’attelle au montage de mon projet de thèse afin de poursuivre les travaux que j’ai engagés. Aujourd’hui, je suis entouré par le laboratoire EVS-LAURe, les Hospices civils de Lyon, la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs et l’association Habitat et Humanisme dans le cadre d’un projet qui dépasse largement ma seule personne. En parallèle, je travaille chez RELEV Architecture and Heritage. Je profite de cette expérience pour me former à la pratique de l’architecture auprès de l’une de mes anciennes professeures. J’y explore également un autre champ, celui du patrimoine, notamment à l’international et en lien avec l’UNESCO. À terme, mon objectif est de contribuer à faire évoluer la société. Et nul doute que j’aurai besoin à la fois de mes recherches, d’un savoir-faire concret et d’une expérience auprès des grandes institutions si je souhaite avoir un impact, même modeste, au service du bien commun.

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