Mes motivations pour l’architecture
Je me suis intéressée tôt à l’architecture, même si ce milieu m’était peu familier. Ce qui m’attirait, c’était de voir l’architecture comme une réponse à un besoin fondamental : se protéger et s’établir face aux éléments naturels. Dès mon stage de troisième, j’ai trouvé une agence qui m’a permis d’en découvrir concrètement la pratique. Je ne me suis pourtant pas orientée immédiatement vers l’architecture et j’ai d’abord suivi une classe préparatoire scientifique. J’ai ensuite rejoint l’ENTPE avec un double objectif : devenir ingénieure fonctionnaire (ITPE) et intégrer le double cursus ingénieur-architecte. Une fois sélectionnée, j’y ai vu une nouvelle opportunité et je m’y suis pleinement engagée. J’ai peu à peu compris que je voulais inscrire ma manière de concevoir à la croisée de l’ingénierie et de l’architecture, en articulant les dimensions techniques, territoriales et narratives du projet.
Les moments forts des études d’architecture
À l’ENTPE comme à l’ENSAL, l’énergie des enseignants et des étudiants donne une vraie dynamique, qui tire vers le haut. Mon parcours s’est construit en deux temps : les trois premières années du double cursus ingénieur-architecte, puis le cycle master, amorcé par une année déterminante en Erasmus à Barcelone. Cette parenthèse a déplacé mon regard, sur le projet et le site, mais aussi sur ma manière de concevoir, de travailler et de collaborer. L’année la plus marquante reste le M2 et mon choix du domaine d’études A2RES.
J’y ai trouvé un cadre exigeant mais ouvert, qui m’a permis d’articuler projet et mémoire autour d’un même enjeu, le sol, et d’apporter à mon travail une profondeur nouvelle.
Mon projet de fin d’études et mon mémoire
Mon projet de fin d’études et mon mémoire prolongent une même interrogation : comment penser et représenter le sol en architecture ?
Le mémoire m’a permis de structurer une pensée critique en croisant plusieurs approches disciplinaires et en questionnant les outils de représentation.
Le projet, lui, a été un terrain d’expérimentation où j’ai testé ces hypothèses par le dessin et la conception. Ce travail m’a menée au Mexique, où j’ai étudié deux sites, Mixquic et Milpa Alta, pour comprendre comment le sol participe à la définition des formes architecturales dans deux territoires distincts. Dans leur complémentarité, projet et mémoire ont nourri une véritable démarche de recherche-création, où pensée et production se répondent, et à travers laquelle j’ai commencé à affirmer une position architecturale qui m’est propre.
Et après ?
Depuis juillet 2025, je travaille comme cheffe de projet / conceptrice au sein du Service national d’ingénierie aéroportuaire-SNIA, où j’assure la conception de bâtiments aéroportuaires pour la Direction générale de l’aviation civile. Il s’agit d’ouvrages neufs ou en rénovation, techniquement complexes et soumis aux contraintes opérationnelles de l’activité aérienne. Ce contexte, très différent de celui de l’école, me confronte à la réalité du terrain. C’est précisément là que la créativité prend tout son sens. Mon objectif est de poursuivre une pratique architecturale qui ne perde pas la sensibilité développée pendant mes études, tout en s’ancrant dans ces réalités. Une architecture attentive aux territoires, capable de dialoguer avec leurs contraintes autant qu’avec leurs singularités.