Julie Brachet

Manon Burger

Projet transfrontalier dans l’arc jurassien

Quels sont les leviers pour une meilleure coopération transfrontalière ?

Le projet se situe sur le territoire transfrontalier franco-suisse de la haute vallée du Doubs, un espace façonné par de profonds liens géographiques, culturels et paysagers. Ici, la frontière ne se résume pas à une ligne abstraite : elle s’inscrit dans les courbes du relief, se glisse entre les forêts et longe les méandres du Doubs. Elle fait paysage autant qu’elle fait limite. L’identité du territoire repose autant sur son passé horloger partagé que sur les formes de son paysage. Mais cet équilibre apparent masque des disparités : côté suisse, l’industrie horlogère prospère ; côté français, la croissance démographique contraste avec une certaine fragilité économique. Tandis que la Suisse attire, la France semble chercher sa place. Le projet entend répondre à cette asymétrie en misant sur les ressources sensibles du territoire, sa culture, sa mémoire industrielle et son paysage partagé. À Morteau, le programme prévoit une médiathèque dédiée à l’horlogerie, tandis qu’à Villers-le-Lac, c’est un pôle touristique autour de la gare et du nouvel embarcadère du Saut du Doubs qui viendra renforcer l’attractivité locale.

MÉMOIRE

Julie Brachet

Un territoire transfrontalier au prisme du paysage

Faire projet à la frontière : le cas de l’Agglomération Urbaine du Doubs

Directeur d'études : Théo Fort-Jacques

La frontière n’est pas qu’une ligne administrative : c’est un paysage habité, façonné par des vies, des souvenirs et des usages quotidiens. Pourtant, les projets transfrontaliers la pensent souvent à l’échelle européenne, en privilégiant des logiques politiques et économiques déconnectées du vécu local. Réduit à une continuité verte ou à une zone tampon, le paysage transfrontalier est rarement considéré comme un espace vécu.

Or, c’est dans cette épaisseur sensible celle des lieux, des récits et des pratiques partagées que la frontière devient territoire. Le Doubs en est l’exemple : plus qu’un élément naturel, il est un lien, un repère, un support d’identité. La majorité des projets restent focalisés sur les enjeux institutionnels, négligeant la dimension humaine et paysagère. Ce décalage fragilise l’impact des politiques sur la qualité de vie et la cohésion territoriale. Penser la frontière comme un paysage habité, c’est replacer au cœur du projet architectural et urbain les perceptions et les usages des habitants, pour une approche sensible du projet transfrontalier.

MÉMOIRE

Manon Burger

Frontière(s) vécue(s)

Du trait sur la carte à l’espace transfrontalier vécu

Directeur d'études : Théo Fort-Jacques

Frontière(s) vécue(s) propose une réflexion approfondie sur la frontière franco-suisse dans l’Arc jurassien. Il met en lumière comment cette frontière se construit autant par les paysages naturels, reliefs, forêts, rivières, que par les représentations cartographiques, passant d’une vision fluide et relationnelle à une démarcation plus rigide, puis à une image contemporaine plus nuancée. À travers l’analyse des pratiques et des témoignages d’habitants, le mémoire montre que l’utilisation de la frontière est fortement influencée par les parcours sociaux et les conditions de vie, révélant une grande diversité d’expériences. La frontière se présente à la fois comme une limite marquée par des inégalités sociales et économiques, dans l’accès au logement, à l’emploi et aux services, et comme un espace où se développent des formes d’appropriation, d’échanges et de dépassement des barrières. Le travail ouvre des perspectives pour penser des politiques territoriales et des aménagements qui prennent en compte ces réalités, en visant une intégration plus vivante, équitable et respectueuse des continuités paysagères et des diversités sociales.

FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE DEM PAYSAGES HABITÉS : ARCHITECTURES EN SITUATION

DIRECTEUR D'ÉTUDES

Christophe Boyadjian

ÉQUIPE PÉDAGOGIQUE

Moussa Belkacem, Marc Bigarnet, Christophe Boyadjian, Julie Cattant, Deborah Mayaud, Laurent Mayoud, Yan Olivarès.

COMPOSITION DU JURY
DE PROJET DE FIN D'ÉTUDES

Manuel Appert, Caroline Barrès-Coquet, Marc Bigarnet, Christophe Boyadjian, Alexandre Brun, Aysegül Cankat, Julie Cattant, Théo Fort-Jacques, Romain Gardin, Karine Lapray, Stéphane Lièvre, Élodie Mas, Laurent Mayoud, Aude Mermier, Thomas Motrieux, Yan Olivarès, Silvana Segapeli, Arnaud Tournadre, Maëlle Tessier.