![]() Léonie RoyBishopsgate, habiter la gareRéactiver sans effacer : l’anti-modèle d’un développement génériqueLes sites ferroviaires en friche font souvent l’objet de projets de développement de grande envergure, au détriment de la vie qui a pu se produire dessus et autour. Aujourd’hui encore, il est commun que les promoteurs fassent table rase des structures existantes non classées, afin de construire toujours plus haut. Cependant, face aux objectifs de baisse des émissions carbone, il est désormais dépassé de démolir des structures qui sont encore viables. Leur conservation est donc indispensable. La rentabilité et le succès d’un projet reposent sur la durabilité et la résilience de ce dernier. Il faut alors penser la friche par le vide et pour le vide, pour créer les respirations de la ville et saisir l’opportunité de créer des réseaux qui dépassent l’échelle du site et créer des continuités d’espaces non bâtis à l’échelle de la ville. Ainsi, les infrastructures linéaires désaffectées recréent du lien. Valoriser le vide, c’est donc s’appuyer sur les structures existantes et construire moins mais plus efficacement. Faire moins, mais mieux. MÉMOIRESous les viaducs ferroviairesIncidences sociales et urbaines des arches : héritage et prospectiveDirectrice d'études : Caroline Soppelsa Bien que délaissés des architectes, les espaces résiduels situés sous les infrastructures de transport offrent des opportunités, dans les centres urbains densément bâtis où le foncier est rare. Érigés au cœur des villes victoriennes, les viaducs en maçonnerie ont façonné le tissu urbain. Tout en facilitant le développement de la révolution industrielle, ces infrastructures linéaires sont à l’origine de fractures urbaines et sociales au 18e siècle. Leurs arches, souvent profondes, ont souffert d’une image négative : lieux de marginalité, d’activités informelles ou de relégation, elles ont été associées à des imaginaires de crime et d’extrême pauvreté. Malgré des politiques de rénovation, l’arpentage montre qu’elles sont par endroits encore sous-exploitées, abritant des activités industrielles peu valorisantes pour leur quartier et perpétuant les fractures héritées du passé. De nouveaux usages ont émergé depuis vingt ans, offrant d’autres perspectives. Bibliothèques, cinémas et piscines peuvent-ils investir ces volumes et faire des arches de véritables liens ?
FORMATION INITIALE DEM HÉRITAGES, THÉORIES ET CRÉATION
DIRECTEUR D'ÉTUDES Julien Correia
ÉQUIPE PÉDAGOGIQUE Benjamin Chavardès, Julien Correia, Bastien Couturier, Philippe Dufieux, Özlem Lamontre-Berk, Alessandro Panzeri, Caroline Soppelsa.
COMPOSITION DU JURY Delwyn Agostini, Stéphane Barriquand, Camille Bidaud, Benjamin Chavardès, Julien Correia, Bastien Couturier, Charles Desjobert, Philippe Dufieux, John Edom, Christophe Gonnet, François Gruson, Sidonie Joly, Özlem Lamontre-Berk, Éléonore Marantz, Élodie Mas, Gilles Maury, Félix Medina, Luca Montuori, Alessandro Panzeri, Caroline Soppelsa, Léa-Catherine Szacka. |