![]() Mayara Serafim PenattiPrendre racinePrendre racine, c’est résister au provisoire imposé, à l’instabilité du logement temporaire. Né d’une immersion sur le terrain de La Base – un centre d’hébergement pour femmes avec enfants –, Prendre racine interroge la possibilité d’habiter pleinement un lieu, même dans la précarité. Il explore comment l’architecture peut offrir un ancrage, une continuité, un chez-soi digne. La racine symbolise la stabilité, la transmission, la croissance. Dans un site minéral dominé par le béton, il s’agit de recréer un lien vital entre les habitants et leur environnement par des gestes concrets : introduire la terre, faire grimper les plantes le long des murs, ouvrir un jardin partagé au cœur du bâti. Le jardin devient centre de vie, de rafraîchissement et de rêverie. Le projet est pensé en trois temps : le présent (ce qu’on peut faire dès maintenant), le passé (ce qu’on aurait pu envisager), et le futur (comment éviter que ce lieu soit effacé par un projet logistique). Prendre racine revendique une architecture pérenne, douce et habitée, capable de soigner, de relier, de durer. MÉMOIRECe chez-moi que je n’ai pasL’enfant en habitat d’urgenceDirectrice d'études : Cécile Regnault Le mémoire explore la manière dont les enfants vivant dans des habitats d’urgence temporaires construisent leur sentiment de “chez-soi”. À travers un travail de terrain dans un centre d’hébergement d’urgence à Lyon, combinant observations, entretiens avec des mères et ateliers avec des enfants, il montre les écarts entre les logiques institutionnelles de l’urgence et les besoins réels des familles. Toutefois, des pratiques quotidiennes des familles et des responsables de site permettent la réappropriation des lieux : rituels familiaux, jeux, langage, aménagements spontanés. Ces gestes, souvent invisibles, participent à la fabrication d’un espace vécu, porteur de repères et de continuité. Ce chez-moi que je n’ai pas plaide pour une approche architecturale plus attentive, à la fois sociale et spatiale, où même le temporaire peut devenir un cadre sécurisant, structurant, et porteur de souvenirs.
FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE DEM EXPÉRIMENTATIONS COLLABORATIVES EN ARCHITECTURE
DIRECTRICE D'ÉTUDES Cécile Regnault
ÉQUIPE PÉDAGOGIQUE Romain Anger, Stéphan Courteix, Sandra Fiori, Marine Giraudon, Yannick Hoffert, Karine Lapray, Suzanne Monnot, Estelle Morlé, Jean-François Perretant, Cécile Regnault, Jérémie Taite, Corine Védrine.
COMPOSITION DU JURY Romain Anger, Stéphane Barriquand, Sarah Bigot, Fabienne Boyer, Stéphan Courteix, Marine Fabre-Aubrespy, Romain Fèvre, Sandra Fiori, Jean Christophe Galmiche, Sara de Gouy, Yannick Hoffert, Özlem Lamontre-Berk, Karine Lapray, Antoine Le Blanc, Frédéric Lefevre, Héloïse Marie, Suzanne Monnot, Jean-Claude Morel, Estelle Morlé, Guillaume Munne, Jean-François Perretant, Joanne Pouzenc, Élodie Prud’Homme, Valérie Pueyo, Cécile Regnault, Jérémie Taite, Corine Védrine. |