![]() Montaine Gianolilauréate PJA de la Ville de Lyon
Mes motivations pour l’architecture Avant de m’orienter en architecture, j’ai suivi une formation en arts appliqués et plastiques. J’y ai découvert la sémiologie, la scénographie de théâtre et une manière de penser l’espace comme un langage. Durant ces années, mes travaux portaient sur l’expérience du corps dans l’espace et les récits produits par les formes architecturales. Après cette formation, j’ai travaillé dans l’atelier d’un artiste engagé socialement. Cette expérience m’a amenée à réfléchir aux manières dont une pratique peut agir sur le réel. Là où l’art ouvre des questions et des perspectives, j’ai trouvé dans l’architecture une manière de les inscrire concrètement dans l’espace et les usages. L’architecture s’est ainsi imposée comme la continuité naturelle de mon parcours. Les moments forts des études d’architecture Chaque année de mes études à l’ENSAL m’a donné l’occasion de construire un lien académique et professionnel avec l’Italie, à travers les stages, le rapport d’études, l’année d’échange puis le mémoire et le PFE. Ces choix, d’abord instinctifs, ont progressivement dessiné mon parcours d’architecte. La dernière année de master a cristallisé ces expériences. Elle m’a permis de me confronter à moi-même, aux perspectives que l’on imagine pour sa pratique et aux incertitudes qui les accompagnent. Si cette année a été si forte, c’est aussi grâce à mes camarades. Elle nous a amenés à nous redécouvrir et à resserrer nos liens dans un mouvement d’entraide et d’émulation. Enfin, la proximité et la qualité des échanges avec l’équipe enseignante m’ont conduite à assumer ma réflexion et à gagner en confiance dans ma posture d’architecte. Mon projet de fin d’études et mon mémoire Pendant cette année de master, je suis devenue habitante d’un territoire qui m’était jusqu’alors étranger. J’ai pris conscience du caractère indissociable de la recherche et du projet. Le mémoire est devenu un outil de projet en transformant mon regard tandis que le projet mettait en application la recherche. J’ai ainsi repensé ma méthode de travail. Mon regard et mon expérience sont devenus le terreau de ma réflexion, que j’ai cherché à objectiver par l’apport d’autres disciplines. Enfin, je souhaitais que le projet mette à l’épreuve la recherche pour saisir le paysage dans sa globalité, de sa manifestation sensible à sa structure invisible. Ces travaux m’ont donné un aperçu de l’architecte que je souhaite être : un narrateur soucieux du réel, attentif à l’épaisseur des paysages qu’on habite. Et après ? L’année de master m’a permis de rassembler les différentes pratiques qui ont construit mon parcours, depuis les arts et la scénographie jusqu’à l’architecture. Je souhaite continuer à développer une pratique plurielle, convaincue que l’architecture se nourrit autant de la recherche que d’approches plus sensibles, éphémères ou conceptuelles. Parce que si la discipline répond à des besoins concrets, elle mobilise aussi un imaginaire capable d’agir sur notre manière d’habiter les lieux. C’est pourquoi aujourd’hui, la pratique à laquelle je veux me consacrer est celle de la conception. Je souhaite intégrer une agence où recherche et architecture sont indissociables, attentive aux contextes urbains et paysagers, et considérant le projet comme un outil de lecture autant que de transformation du territoire. |