Gérard COLLOMB

GÉRARD COLLOMB, Sénateur Maire de Lyon

Dans un monde à dominante urbaine, le rôle de l'architecte n'a jamais été si crucial. Dès lors, la mission de l'École nationale supérieure d'architecture de Lyon est primordiale, car elle façonne les créateurs de la ville de demain. C'est pour cela que nous avons souhaité récompenser chaque année les projets de fin d'études les plus aboutis en décernant le Prix de la jeune architecture de la Ville de Lyon. Bénéficiant du regard d'un jury composé de personnalités reconnues et aux spécialités variées, les étudiants appréhendent ainsi les principaux défis actuels de la Cité.

Ludwig Mies van der Rohe, concepteur de quelques-uns des édifices emblématiques de Chicago, considérait que “l'architecture est la volonté d'une époque traduite dans l'espace”. Aujourd'hui, nous le savons, la nécessité est d'assurer la coexistence harmonieuse entre l'urbain et l'humain, la nature et la culture. Répondre à la multiplicité de ces enjeux est essentiel et c'est le sens de notre action pour Lyon et la raison d'être de nos projets. Plusieurs réalisations ambitieuses en témoignent, comme celles que nous avons menées à la Duchère, en alliant mixité sociale et développement des espaces verts ; sur les Rives de Saône, qui font la ville encore plus douce à vivre ; et à la Part-Dieu, où nous renforcerons la vocation économique du centre d'affaires, le second en France par son importance tout en faisant de ce secteur un véritable quartier à vivre, plus apaisé et source de bien-être pour ses habitants.

Les lauréats que nous distinguons cette année se sont illustrés par leur capacité à répondre de manière conjointe à ces problématiques en mettant leur culture, leur talent et leur dynamisme au service d'un développement urbain durable. Leurs projets nous montrent ainsi combien la densification peut contribuer à la mixité sociale et à quel point les constructions contemporaines doivent s'accorder avec la préservation du patrimoine. Ils manifestent aussi une forte attention à un modèle d'urbanisation plus respectueux du monde rural environnant.

Je veux leur adresser mes félicitations chaleureuses pour la qualité de leurs travaux. Leur créativité, leur savoir-faire et la rigueur dont ils font preuve, donnent confiance en l'avenir !

Michel LE FAOU

MICHEL LE FAOU, Adjoint au Maire de Lyon, délégué à l'aménagement, l'urbanisme, l'habitat et le logement

Je présidais cette année pour la première fois le jury du Prix de la jeune architecture. J'admire l'engagement de l'équipe pédagogique, et l'implication du jury de professionnels abordant avec sérieux la mission qui leur était confiée de sélectionner les meilleurs projets. La tâche n'était pas facile. J'ai découvert des travaux d'une grande qualité, démontrant une formation exigeante, éveillant la curiosité des étudiants, les conduisant à une rigueur dans la démonstration et surtout, à une créativité certaine. Leurs réflexions démontrent l'envie de servir l'intérêt général et de poursuivre les enjeux auxquels nous, élus, devons répondre dans l'exercice de nos mandats.

Chaque année, ce Prix porté par la Ville de Lyon et l'École nationale supérieure d'architecture de Lyon crée le temps des contacts, des échanges autour des projets des jeunes diplômés avec les professionnels du secteur. Il permet à ces nouvelles générations de livrer leur vision de l'architecture avec audace et créativité tout en prenant en compte les contours d'une société occidentale qui cherche de nouveaux modèles et de nouvelles valeurs.

Il permet, bien sûr, aux professionnels de capter et de capitaliser cette richesse créative.

Malgré des indicateurs économiques pas encore à la hauteur de nos ambitions, une fragilité dans le secteur du bâtiment, sachez que nous, élus, œuvrons chaque jour afin de proposer des solutions pour vous accompagner au mieux. Pour cela, nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur notre fameux “modèle lyonnais” avec son identité forte, l'écoute du monde socio-économique, sa compétitivité, son innovation et son expertise. Cela permet aussi de s'interroger sur la place de l'architecte aujourd'hui. Quel est son rôle parmi tous ces acteurs ? La prise en compte des nouvelles technologies dans leur pratique, la multiplicité des interlocuteurs l'oblige sans cesse à l'adaptation et à l'écoute. Ce métier, comme tant d'autres aujourd'hui, se doit de défendre sa spécificité et son rôle incontournable dans les évolutions de la construction et donc de notre société. Mais surtout, l'architecte doit continuer de défendre l'essence même de son métier : sa capacité à fabriquer du rêve.

Nathalie MEZUREUX

NATHALIE MEZUREUX, Directrice de l'ENSAL

L'ouvrage des projets de fin d'études est le produit d'un engagement fidèle entre la Ville de Lyon et l'École nationale supérieure d'architecture de Lyon. Il présente chaque année les résultats du Prix de la jeune architecture, développé avec la Ville de Lyon pour la 14e année consécutive. Ce concours permet d'octroyer cinq catégories de prix à l'issue d'un jury réunissant des professionnels de l'architecture et des maîtres d'ouvrages, qui fut organisé cette année sous la présidence de Michel Le Faou, adjoint au Maire de Lyon, délégué à l'aménagement, l'urbanisme, l'habitat et le logement, Vice-Président de la Métropole de Lyon.

Dans 130 projets de fin d'études, les étudiants de l'ENSAL explorent des domaines variés et échafaudent des solutions architecturales à partir de programmes issus de leurs expertises de site. Sur ces sites réels, souvent lyonnais, ils dessinent des hypothèses à la fois réalistes et libérées, créatives et inventives, toujours singulières. Cette production du projet de fin d'études constitue l'ultime étape de leurs projets d'école, avant qu'ils ne rejoignent une réalité plus contrainte, celle de commandes publiques ou privées, dont l'ampleur ou l'ambition seront plus rarement exceptionnelles. Dans le domaine du logement, qu'ils auront pourtant beaucoup exploré durant les études, ils seront confrontés aux difficultés du marché français : l'insuffisance de logements produits, la difficulté d'atteindre la mixité sociale, le coût final élevé, l'importance des normes, et les défis sociaux, environnementaux et économiques qui les attendent.

Pourtant durant cinq années, les étudiants en architecture auront exploré de multiples solutions, inventé des programmes alternatifs, des dispositifs architecturaux et des projets virtuels, pensés pour améliorer la vie quotidienne et le confort des usagers, autant que la qualité des paysages urbains ou naturels dans lesquels ils les ont imaginés. Outillés des dispositifs de dernière génération pour concevoir le 21e siècle, ils possèdent l'art de bâtir à l'ère numérique, autant que le savoir-faire de l'expérimentation constructive. Ils disposent du sens politique propre à leur fonction et de la volonté de servir leur prochain, pour créer l'espace qui répondra aux évolutions profondes de la Cité. J'affirme que les jeunes architectes sont aptes à l'innovation. Ils auront à en inventer les conditions car le besoin de changer les modes de production du bâtiment est avéré. Mais ils ne pourront le faire seuls. La décision politique, l'expression de la commande, la conception, le pilotage opérationnel, la construction sont autant de moments de la vie d'un projet dont dépend le résultat, l'édifice livré.

C'est pourquoi le Prix de la jeune architecture poursuit l'ambition de mettre sur la scène professionnelle les jeunes diplômés de l'ENSAL, en faisant connaître leurs travaux et en favorisant leur rencontre avec la chaîne des professionnels : élus, architectes, organismes professionnels, bureaux d'études, entreprises, sociétés opérationnelles, promoteurs, bailleurs, services et organismes publics en charge d'architecture et d'urbanisme. Ensemble, ils relèveront les défis sociétaux, ils dépasseront l'imagination, s'engageront pour innover et construire. Que nos enseignants, nos partenaires et tous les membres du jury soient remerciés pour leur contribution à cette belle édition du Prix de la jeune architecture 2014.

Je salue tout particulièrement l'engagement de la Ville de Lyon en faveur de l'architecture, des architectes et des futurs architectes, et je la remercie de réunir chaque année le jury qui examine leur dernier projet, celui de “leur diplôme”.

Et je m'adresse aux lauréats du Prix, comme à tous les diplômés de la promotion 2014 de l'ENSAL, pour formuler à leur encontre tous mes meilleurs vœux de réussite et leur souhaiter de transformer leurs projets en véritables innovations architecturales.

Prix de la Jeune Architecture de la ville de Lyon

PRIX DE LA JEUNE ARCHITECTURE DE LA VILLE DE LYON

Pour la 14e année consécutive, l'École nationale supérieure d'architecture de Lyon et la Ville de Lyon mettent en œuvre le Prix de la jeune architecture. Ce prix récompense cinq projets de fin d'études des jeunes architectes de l'école.

En 2014, le prix s'est décliné sous quatre aspects :

Sélection

À la fin de la licence, les étudiants s'engagent dans un parcours approfondi et se fabriquent ainsi une posture en lien avec une ou des thématiques qui leur tiennent à cœur. Il ne s'agit pas d'acquérir une spécialité mais plutôt de colorer le parcours des étudiants. Ainsi le cycle de master est structuré par neuf domaines d'études, adossés à des laboratoires ou équipes de recherche et des partenaires variés (écoles, collectivités, etc.). La deuxième année de master est composée de cinq domaines d'études :

La promotion 2013-2014 a présenté 130 projets de fin d'études en juillet 2014. Les étudiants retenus pour la participation au Prix de la jeune architecture - soit 27 projets de fin d'études - ont obtenu l'une des cinq meilleures notes de leur domaine d'études.

Le jury, présidé par Michel Le Faou, adjoint au Maire de Lyon, délégué à l'aménagement, l'urbanisme, l'habitat et le logement, s'est tenu le 20 janvier 2015.

Catégories

Afin de comparer des projets de fin d'études portant sur la même thématique, cinq prix sont décernés selon les catégories suivantes :

Cette année, le jury a décidé de mettre à l'honneur un projet particulier en décernant un Grand Prix.

Partenaires

Ce prix bénéficie du soutien de partenaires qui offrent leur collaboration : SPL Lyon Confluence et la SERL (Société d'Équipement du Rhône et de Lyon).

Jury

JURY, Présidé par Michel LE FAOU

Architecte DPLG à Lyon, Philippe Audart crée l'agence Audart-Favaro Associé en 1998 qui devient AFAA en 2008. Après des constructions ou réhabilitations d'équipements publics, il a développé un savoir-faire dans la construction de logements. Son expertise est consolidée par un travail de recherches et des rencontres professionnelles destinés à faire naître une plus grande maîtrise d'usage des bâtiments conçus. Conscient d'une nécessaire prise en compte environnementale dans chaque projet, il est associé du bureau d'études C+POS depuis 2013, membre d'AMO Rhône-Alpes, intervenant à l'ENSSIB et ambassadeur Only Lyon.

Benoît Bardet est aménageur urbain, directeur adjoint de Lyon Confluence. Fort d'une expérience de plus de 20 ans dans la communication, il a auparavant coordonné les politiques d'édition, communication et marketing pour le compte de projets en développement (international, éducation, urbanisme, science, culture et développement durable).

Julien Callot est diplômé de l'Institut national des sciences appliquées - INSA Lyon (département Génie civil et urbanisme) en 2001 et diplômé de l'École nationale supérieure d'architecture de Lyon en 2005. Il travaille à l'agence Lacaton & Vassal depuis 2002 et est responsable de projet depuis 2006 : 23 logements à Trignac, transformation d'un immeuble de logements à Saint-Nazaire, réhabilitation en cours des bâtiments Gounod Haendel et Ingres Cité du Grand Parc à Bordeaux.

François Chaslin est architecte et critique, ancien professeur dans les écoles d'architecture de Lille puis de Paris-Malaquais. Il a été producteur de l'émission Métropolitains de France Culture qu'il a abandonné à l'automne 2012 après 13 années. Il collabore à L'Impossible, l'autre journal.

David Cortier a une formation en sciences politiques. Il travaille à la SERL comme responsable des relations institutionnelles et s'occupe en parallèle de la mise en œuvre des expositions permanentes du Musée des Confluences.

Pierre Franceschini est architecte urbaniste en chef de l'État, chef du service territorial de l'architecture et du patrimoine du Rhône. Architecte des bâtiments de France, il est en charge d'un service ayant pour missions la préservation et la mise en valeur des espaces protégés et du patrimoine monumental ainsi que de la qualité des projets d'aménagement des territoires urbains et ruraux et la promotion de la création architecturale.

Catherine Grandin-Maurin est architecte urbaniste diplômée de l'école d'architecture de Marseille-Luminy et de l'Université de Montréal. Elle est directrice du CAUE du Rhône depuis sa création et secrétaire générale de l'union régionale des CAUE Rhône-Alpes. Elle est également conseillère auprès de la fédération nationale des CAUE sur la question de sensibilisation des publics au cadre de vie.

Michel Le Faou est adjoint au Maire de Lyon, délégué à l'aménagement, l'urbanisme, l'habitat et le logement, Vice-Président de la Métropole de Lyon et Président de l'Agence d'urbanisme de l'agglomération lyonnaise depuis avril 2014.

Yan Roche est architecte diplômé de l'École nationale supérieure d'architecture de Lyon et ancien Grand Prix de la jeune architecture de la Ville de Lyon 2013. Cofondateur de la revue critique d'architecture QNDMC, Yan Roche travaille aujourd'hui comme architecte au sein de l'agence LAN où il collabore aux propositions gagnantes de la restauration du Grand Palais des Champs Élysées et du Nouveau théâtre national de Strasbourg.

Sandrine Vaz-Brossard est architecte et urbaniste. Après avoir pratiqué en privé, son expérience professionnelle de près de 15 ans est marquée par un parcours au sein des agences d'urbanisme : Rennes, Marseille et Lyon. Depuis 2010, elle est de retour à l'agence d'urbanisme de Lyon et est responsable d'un atelier Territoires et projets depuis 2014.